Il était une fois le milliardaire industriel James Onobiono : retour sur les traces d’un géant qui aura secoué le Cameroun

Son nom seul est tout un symbole pour l’industrie camerounaise. James Onobiono est un professeur de mathématiques formé en France qui reviendra au Cameroun après sa formation pour enseigner à l’Ecole polytechnique de Yaoundé. Retour gagnant parce que le fils de Bokito va immédiatement comprendre les besoins du marché et se lancer dans l’entrepreneuriat.

Son aventure entrepreneuriale commence avec la FAEM (Fabrication des appareils électro-ménagers). Au départ de cette entreprise, les couts exorbitants des appareils électro-ménagers importés sur le marché camerounais. Cette première expérience marque l’entrée de celui qu’on appelle aussi l’homme au cigare dans l’industrie moderne au Cameroun.  Mais la réputation et la notoriété du mathématicien vont s’établir voire s’imposer au début des années 80 quand il crée avec ses partenaires Allemands la SITABAC (Société industrielle des tabacs du Cameroun). Avec le contrôle de 35% du marché dès le départ, James Surfe sur les nuages. A la fin des années 80 et début 90 la SITABAC contrôle plus de 60% du marché Camerounais. Avec plus d’un demi-millier d’emplois directs et plus de 165 milliards d’impôts reversés à l’Etat camerounais, James Onobiono a su répondre à la question du président Kennedy qui disait « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

Après des années de succès, la SITABAC va capituler face à la montée en puissance de la contrebande dans le secteur du tabac et les fraudes douanières entrainant le retrait du milliardaire. Toutefois l’industriel annonce son grand retour en 2013 avec une nouvelle société Quantum Cocoa SA qui a pour ambition d’investir 14 milliards de Franc CFA dans la transformation locale du cacao camerounais. En 2014 il lance Propero une société d’investissement avec pour mission de prendre des parts dans les entreprises existantes ou en création. Le propriétaire du palais de Ndokoti aura marqué l’univers des affaires au Cameroun et ses tops sont bien supérieurs aux flops qu’il aura essuyés sur son parcours.

 

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