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Parti de rien pour devenir un capitaine d’industrie, à la découverte du parcours passionnant de Dieudonné Bougne PDG du groupe BOCOM

Les entrepreneurs camerounais de la première heure ont des histoires magnifiques. Leurs parcours aussi singuliers les uns que les autres ont quand même beaucoup de points communs. Dieudonné Bougne fait partie des plus grands industriels camerounais de l’heure, beaucoup pourront penser que la vie a toujours été rose chez lui que non. Son parcours ressemble bien à celui d’un combattant qui a su se battre avec les armes qu’il avait en sa possession pour gagner les batailles de sa vie. Ambitieux, visionnaire, travailleur mais surtout grand stratège le parcours de Dieudonné Bougne mérite d’être partagé.

Dieudonné Bougne n’est pas un diplômé d’Harvard, ni d’Oxford, encore moins de Paris Dauphine. Ses diplômes, Dieudonné les ont obtenus dans la rue, dans la réalité du travail difficile, sous la chaleur de Douala. Diplômé de l’école de la vie, il a su comprendre et forger le chemin qui mène au succès. Il commence sa carrière à 18 ans comme assistant dans une carrière d’exploitation du sable. À cette époque, il gagne un salaire de 200 Franc CFA la journée. Il y passera 1 an. À 19 ans, il devient docker au Port autonome de Douala. Là, il gagnera entre 30 000 et 60 000 Franc CFA le mois. Directement quand il perçoit son premier salaire, il achète une machine à coudre. Après son boulot, le soir il fait du raccommodage et puis progressivement il crée un atelier de couture. Quelques années après alors qu’il est toujours docker, il emploie 42 personnes dans son atelier de couture et c’est n’est pas tout. Il réinvestit son argent dans le transport et la commercialisation du sable, les taxis, les moulins à écraser le maïs et la tomate… Ces activités lui procurent 100 000 FCFA la journée. Sa tête reste sous ses épaules il continue toujours avec son activité principale de docker.

Après 16 ans passés comme docker au PAD, il va quitter pour se concentrer au développement de ses activités. Au côté de sa femme, il s’engage dans l’import-export de l’Asie pour le Cameroun. Lors d’une escale à Paris, il découvre la propreté de la ville et se demande comment faire pour que le Cameroun soit pareil, c’est de là que lui vient l’idée de traitement des déchets. En 1996, il s’associe à un industriel camerounais pour traiter et revendre les huiles usagées à travers la société BOCAM. Suite à un différend, Dieudonné Bougne quitte en 2001 pour créer la société BOCOM International. Le groupe BOCOM aujourd’hui c’est huit entreprises et deux filiales à l’international (BOCOM Guinée Équatoriale, BOCOM Congo) dans les secteurs variés telle la distribution des produits pétroliers et dérivés, le traitement des déchets, la logistique, le BTP, les activités miniers, le recyclage plastique….

bocom
Une station écologique BOCOM

Dieudonné Bougne emploie aujourd’hui plus de 3200 personnes et les chiffres sont sans cesse croissants. L’homme accorde une place particulière à la religion, il est très actif sur le chantier des œuvres caritatives. Les ambitions de l’homme d’affaires n’ont pas de limite, celui qui aura 61 ans en mai 2017 rêve de faire encore plus pour le Cameroun. La force, l’envie, la foi, la persévérance que dégage le puissant industriel sont tout simplement incroyables. Dieudonné Bougne est un exemple pour tout jeune Africain qui a un rêve. Fils de vigneron, il a réussi à créer et à vivre son rêve camerounais.

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4 pensées sur “Parti de rien pour devenir un capitaine d’industrie, à la découverte du parcours passionnant de Dieudonné Bougne PDG du groupe BOCOM

  • 13 avril 2017 à 21 09 46 04464
    Permalink

    Il gagnait 200cfa la journée et puis quoi encore arretez d’insulter l’ intelligence des gens.

    Répondre
    • 13 avril 2017 à 21 09 52 04524
      Permalink

      Nous sommes plus que fière de tous ces africains qui montrent la voie à la jeunesse de notre continent, sans toute fois remettre en question le parcours de qui que ce soit, de grâce Épargnez nous des situations qui dépassent parfois l’ entendement

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  • 14 avril 2017 à 13 01 10 04104
    Permalink

    bel article à part quelques coquilles (ces diplômes, il les « a » obtenu.. quelques années après il emploie 42 personnes et « ce » n’est pas tout…). Une bonne relecture après rédaction les éviterait sans doute. Sinon interessant de lire l’actulalité des entrepreneurs camerounais.

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