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Denise Epoté, une éternelle première, condamnée à triompher

Au Cameroun, une présentatrice-Télé sur deux, s’est inspirée de son impressionnant parcours pour se déterminer dans le choix du métier de journaliste. Denise Laurence Djengué Epoté n’a pas simplement conquis le cœur des téléspectateurs, elle a suscité des vocations au sein de la jeunesse africaine et son nom continue d’alimenter les causeries professionnelles dans les établissements. Louée à travers le monde pour son professionnalisme et son élégance, cette journaliste camerounaise hautement distinguée qui se rajeunie avec le temps, n’a pas fini d’étonner l’écosystème de l’audiovisuel. Un style unique, une finesse attique, une voix inimitable venue des profondeurs des forêts de Nkongsamba,- sa ville natale – et qui font de cette amoureuse de belles lettres, promotrice de la langue française jusque dans les villages africains, une figure emblématique de l’échiquier médiatique africain. 

Denise Epoté a fait toutes ses études au Cameroun. Fille d’un fonctionnaire et d’une maman qui travaillait au trésor, ‘’ la reine-mère du micro ’’ n’a employé son temps qu’à faire ce qui lui plaisait le plus : communiquer, s’ouvrir aux autres. Après de brillantes études au Lycée Général Leclerc de Yaoundé, elle est admise à l’école supérieure de journalisme de Yaoundé (ESIJY), l’ancêtre de l’ESSTIC. Une fois sa formation achevée, elle rejoint la rédaction de la radio cameroon puis 4 ans plus tard, à la demande de son ancien enseignant de français au lycée Leclerc, elle devient la toute première femme présentatrice du 20h30 sur la chaine nationale camerounaise. Le début d’un rêve hallucinant qui va durer 8 ans. Sa belle aventure au sein de la CRTV (Cameroon Radio and Television) s’achève en 1993 et elle embrasse immédiatement un nouveau challenge en s’engageant avec le groupe TV5 Monde où elle se voit confier la direction Afrique. 

Très vite, elle se taille une bonne place dans le paysage audiovisuel occidental en présentant un programme fort intéressant qui ne tarde pas à captiver l’attention du public : et si vous me disiez toute la vérité ? Une séquence audiovisuelle où accompagnée d’un invité de marque, cet icône de la télévision toujours en quête de sens, fait un tour d’horizon de l’actualité africaine. Son goût de l’histoire et sa vision de l’actualité du continent, l’amène à développer de nouveaux projets. C’est ainsi que chaque semaine, elle partage ses idées sur RFI (Radio France Internationale) à travers une chronique qui porte son nom. 

En 2006, cette femme imposante, bien introduite dans les cercles de pouvoir est faite chevalier de l’ordre national du mérite français. Une reconnaissance qui en appellera d’autres. Officier des arts et des lettres du Burkina Faso avant d’avoir pour ses éminents services rendus, la consécration : prix de la légion d’honneur, la plus haute décoration honorifique française. A 66 ans, elle crève toujours les écrans. Elle a récemment réussi à faire sortir Laurent Gbagbo de son majestueux silence depuis son acquittement par la cour pénale internationale. UN vrai modèle de réussite pour tous les jeunes journalistes qui veulent se maintenir au sommet de la montagne médiatique.

F.T

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