Didier TOKO, amoureux des arts urbains : zoom sur le festivalier de Douala

Il y’a plus d’une trentaine année, le hip-hop faisait ses premiers pas au Cameroun. Cette musique à la fois enivrante et envoûtante par ces codes décalés : des paroles révolutionnaires, et un visuel qui brise les standards, a beaucoup évolué. Parmi les jeunes qui se sont battus, qui ont su redorer l’image de ce mouvement : NGADJUI TOKO Didier s’illustre par un parcours plein d’engagement et de foi.



Née au Cameroun dans les années 80, DIDIER TOKO est un artiste et réalisateur amoureux de la musique urbaine depuis toujours. Tour à tour passionné, fan, artiste, entrepreneur culturel, directeur artistique, il a su peu à peu bâtir un empire dans son domaine et marquer à jamais de son empreinte le domaine de l’art et plus particulièrement du hip hop camerounais préparant ainsi le terrain aux générations futures. Rétrospective sur un parcours inspirant et plus qu’édifiant.
Il grandit à EKOUNOU, quartier populaire de Yaoundé au début des années 90. Il a eu comme plusieurs jeunes de son époque, la fièvre du hip-hop aux travers des groupes comme PUBLIC ENEMY, BIG DADDY KANE, NWA, KOOL G RAP pour ne citer que ceux-là. Cette musique puissante venue des U.S.A. le séduit directement et il s’y est accroché jusqu’aujourd’hui. Il fait ses débuts dans le rap aux côtés de célèbre groupe comme MALEKUM FU par le biais de son cousin EZEKIEL. Quelques années plus tard, il se retrouve à Douala, la ville qui transforme son destin à jamais.

Dans la capitale économique, il allie études à l’université de Douala et passion. Il continue avec des groupes comme MÉDIUM DE SANCTUM de DIGITAL puis BABYLON SQUAD. Fort de l’expérience acquise après tant de collaboration et l’ organisation avec son partenaire de toujours ABIKO AKA TCINUZ des concerts et de petits événements culturels, il décide en 2006 de lancer avec quelque fou et dingue de l’art, l’agence de communication dédiée à la production graphique et évènementiel SENSCOM dont il est le directeur artistique. Didier, le rassembleur s’entoure de jeunes passionnés de l’art : son, dessin, graphisme, vidéo, animation tout y passe. À force de travail, de détermination et une bonne dose de passion, il parvint à inscrire définitivement son nom en lettre d’or dans le paysage culturel camerounais.


En 2011, il cofonde le premier festival de hip-hop au Cameroun : le très mythique et prestigieux DOUALA HIP HOP FESTIVAL. Devenu en neuf ans, le principal festival de culture urbaine d’Afrique central, Didier TOKO n’entend pas s’arrêter là. Son souci demeure la promotion de l’art dans sa globalité et la mise en lumière des nouveaux talents du monde artistique. Le festival changera d’appellation, cette année, il faudra maintenant s’habituer au DOUALA MUSIC’ART FESTIVAL. Il mettra en scène des concepts nouveaux comme le STREET WEAR MARKET, LE STREET ART PERFOMANCE etc …


L’esprit vif et créatif, d’artiste passionné au promoteur culturel talentueux, DIDIER TOKO n’a pas fini de nous faire rêver. Il est le symbole d’une jeunesse qui ose, qui persévère et qui va au bout de ces rêves. Ici, la fameuse phrase toujours plus loin toujours plus haut prend définitivement tout son sens.

Winnie Nokam

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