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Alain Ebobissé et la bataille du capital africain

À la tête d’Africa50 depuis 2016, le dirigeant camerounais occupe une position décisive entre les États, les investisseurs et les grands projets.

Par La rédaction Publié le 29 octobre 2026 5 minutes de lecture

À la tête d’Africa50 depuis 2016, le dirigeant camerounais occupe une position décisive entre les États, les investisseurs et les grands projets. Son parcours éclaire un enjeu de souveraineté économique : construire les mécanismes qui permettent aux capitaux africains de financer durablement les infrastructures du continent.

À Nachtigal, les 420 mégawatts de puissance installée racontent aussi une histoire de capital. Africa50 détient 15 % de la société qui porte cet aménagement hydroélectrique camerounais. Derrière les turbines, une organisation d’actionnaires, de prêteurs et de contrats a rendu possible un investissement dont l’utilité se mesure sur plusieurs décennies. Alain Ebobissé travaille précisément à cet endroit de l’économie : celui où une nécessité collective doit devenir un projet suffisamment solide pour recevoir des capitaux. [1] [2]

Cette position explique l’intérêt de son parcours. Le Camerounais dirige une institution dont la valeur dépend de sa capacité à faire progresser des opérations complexes jusqu’à leur financement, puis à leur exploitation. Il exerce un pouvoir de structuration. Une route, une centrale ou une infrastructure numérique gagne une existence économique lorsque ses responsabilités sont définies, ses recettes crédibles et ses risques répartis entre des acteurs capables de les assumer.

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