Produire au Cameroun : la facture cachée des coupures d’électricité
Carburant, machines immobilisées, marchandises perdues, livraisons retardées : les interruptions d’électricité prélèvent une part des ressources dont les entreprises ont besoin pour grandir.
Carburant, machines immobilisées, marchandises perdues, livraisons retardées : les interruptions d’électricité prélèvent une part des ressources dont les entreprises ont besoin pour grandir. Alors que le patronat renouvelle ses alertes et que le pays dispose de nouvelles capacités de production, la continuité du service électrique devient un test décisif de la crédibilité industrielle du Cameroun.
Une machine arrêtée continue de coûter de l’argent. Son crédit doit être remboursé, le bâtiment qui l’abrite reste à financer et les salariés attendent de pouvoir reprendre le travail. Pour une entreprise, la coupure d’électricité suspend la production beaucoup plus facilement qu’elle ne suspend les charges.
C’est dans ce décalage que se loge une partie de la facture énergétique camerounaise. Le compteur du distributeur n’enregistre ni la commande livrée trop tard, ni les matières premières devenues inutilisables, ni le client qui choisira un autre fournisseur. Pourtant, ces pertes peuvent peser aussi lourd que les kilowattheures achetés.
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