Enquête exclusive : Dans les coulisses de la transformation du port de Douala par Cyrus Ngo’o
Il est 6h du matin sur les quais de Douala-Bonabéri. Dans la brume matinale qui s'élève du Wouri, les silhouettes métalliques des grues se dressent comme des sentinelles modernes.
Il est 6h du matin sur les quais de Douala-Bonabéri. Dans la brume matinale qui s’élève du Wouri, les silhouettes métalliques des grues se dressent comme des sentinelles modernes. Un ballet incessant de conteneurs, de camions et de navires anime ce qui constitue le poumon économique du Cameroun. Difficile d’imaginer qu’il y a moins de dix ans, ce même port agonisait sous le poids de ses dysfonctionnements.
Un diagnostic sans appel : le naufrage annoncé
« Le port était en train de mourir à petit feu », confie un ancien cadre qui a préféré garder l’anonymat. « Entre la congestion chronique, les procédures kafkaïennes et la gestion défaillante du concessionnaire, nous étions devenus la risée du golfe de Guinée. »
La suite est réservée aux abonnés
Il reste environ 1 370 mots
Créez un compte gratuit pour lire huit articles par mois, ou abonnez-vous pour accéder à tout.

