ENQUÊTE – Écoles, universités, foncier : ce que pèsent réellement les Églises dans l’économie éducative camerounaise
Derrière l'État et loin du bruit des grands groupes privés, les Églises ont constitué au Cameroun l'un des plus importants patrimoines éducatifs du pays.
Derrière l’État et loin du bruit des grands groupes privés, les Églises ont constitué au Cameroun l’un des plus importants patrimoines éducatifs du pays. Près de 3 000 sites identifiables, plus d’un demi-million d’apprenants, des dizaines de milliers d’emplois, des campus universitaires, des laboratoires, des internats et parfois plusieurs centaines d’hectares de foncier. CAMEROON CEO a passé ces réseaux au crible des seuls documents publics disponibles, et modélisé, pour la première fois, les ordres de grandeur financiers qu’ils recouvrent.
Le 17 avril 2026, à Yaoundé, le pape Léon XIV s’est adressé aux étudiants de l’Université catholique d’Afrique centrale. Le monde a retenu le discours, consacré notamment à l’intelligence artificielle. Le monde des affaires aurait pu retenir autre chose : le lieu. Un campus, des amphithéâtres, un foncier, une institution universitaire de rang sous-régional. Autrement dit, un actif.
Au Cameroun, lorsqu’on parle d’investissement privé dans l’éducation, les regards se tournent volontiers vers les groupes scolaires, les promoteurs d’universités privées ou les nouvelles écoles internationales de Douala et Yaoundé.
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