Ecobank Day 2026 : Ecobank Cameroun veut former les créateurs du numérique de demain
Après avoir touché plus de 10 000 jeunes au Cameroun en trois ans, la banque lance une caravane de formation dans cinq villes.
Après avoir touché plus de 10 000 jeunes au Cameroun en trois ans, la banque lance une caravane de formation dans cinq villes. Son ambition pour cette édition : initier au moins 625 élèves à des compétences qui pèseront sur leur avenir professionnel et sur celui de l’économie camerounaise.
À Douala, Ecobank Cameroun a choisi de célébrer ses 25 ans en regardant vers ceux qui bâtiront les 25 prochaines années. Le 7 octobre, à l’Institut Universitaire Catholique Saint-Jérôme, la banque a lancé sa Caravane de littératie numérique 2026. Son objectif est précis : former au moins 625 élèves de 25 établissements secondaires à la finance numérique, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et à un usage responsable des technologies.
Le choix de ces disciplines dit quelque chose de l’évolution du monde du travail. Savoir utiliser un ordinateur ne suffit plus. Il faut comprendre les outils qui transforment les métiers, protéger ses données, exercer son jugement face à l’information et apprendre à résoudre des problèmes avec la technologie. Pour une banque qui finance déjà l’activité économique, investir dans ces compétences revient aussi à préparer la génération qui créera les entreprises et exercera les responsabilités de demain.
Cinq villes, une même ambition
La caravane passera par Douala, Bafoussam, Buea, Yaoundé et Garoua. Elle associera des établissements distingués par leurs résultats aux examens du GCE et du baccalauréat 2025-2026, avec des séances pratiques conçues pour rapprocher les élèves d’usages concrets du numérique. Creativ Group accompagne Ecobank Cameroun dans sa mise en œuvre.
Dans son discours, Mme Gwendoline Abunaw, administratrice directrice générale d’Ecobank Cameroun et responsable du cluster CEMAC, a déplacé le regard : les élèves présents ne sont pas uniquement des apprenants, mais de futurs entrepreneurs, ingénieurs, médecins, innovateurs et dirigeants. Elle les a invités à devenir des bâtisseurs et des créateurs dans le monde numérique, plutôt que d’en rester spectateurs.
Cette invitation donne sa portée à Ecobank Day 2026. Une initiation à l’intelligence artificielle peut ouvrir une curiosité scientifique. Une séance sur la cybersécurité peut installer des réflexes utiles bien au-delà de l’école. Comprendre la finance numérique peut aider un jeune à mieux saisir les transactions, les risques et les possibilités d’entreprendre. L’effet recherché dépasse donc la maîtrise d’un outil : il touche à la confiance et à la capacité d’agir.







Un engagement qui s’inscrit dans la durée
La caravane prolonge trois années d’initiatives consacrées à l’éducation numérique. Au Cameroun, Ecobank Cameroun indique avoir touché plus de 10 000 enfants et jeunes durant cette période. À l’échelle panafricaine, le Groupe Ecobank fait état, à fin 2025, de 66 laboratoires informatiques créés et de 46 414 enfants et jeunes ayant eu accès à des possibilités d’apprentissage du numérique, de l’intelligence artificielle, du codage ou de la robotique. Le chiffre de 625 élèves correspond, lui, à l’objectif de la nouvelle caravane : il ne s’agit pas encore d’un résultat acquis.
À Douala, l’École publique inclusive de Bali 1 donne un visage à cet engagement. Équipée en 2025 d’un laboratoire informatique et de matériel pédagogique adapté aux élèves en situation de handicap, elle a enregistré un taux de réussite de 100 % au CEP en 2026. Ce résultat ne permet pas, à lui seul, de mesurer l’effet du laboratoire sur les apprentissages. Il souligne toutefois l’intérêt d’investir dans des équipements accessibles à des élèves aux besoins différents.
Pour Ecobank Cameroun, l’enjeu est désormais de transformer l’élan d’Ecobank Day en compétences durables. La réussite de la caravane se lira dans les connaissances effectivement acquises par les élèves, mais aussi dans leur capacité à les réutiliser après les ateliers. C’est à cette condition que les 625 places annoncées représenteront davantage qu’un chiffre : un point de départ pour de nouvelles trajectoires.
Mérimé Wilson

