Lekel Asonganyi, le CEO qui veut “reconstruire le système” : Taaply ou l’ambition d’une infrastructure digitale panafricaine
Dans l’univers des startups, la plupart des trajectoires se racontent en “produit” : une app, une fonctionnalité, une promesse.
Dans l’univers des startups, la plupart des trajectoires se racontent en “produit” : une app, une fonctionnalité, une promesse. Lekel Asonganyi, lui, raisonne en infrastructure. Pas un service isolé, mais un socle. Pas une innovation ponctuelle, mais une architecture capable de recoller ce qui, dans la vie numérique, reste encore fragmenté : l’identité, le paiement, l’accès aux services, la confiance, l’automatisation. C’est la thèse fondatrice de Taaply, Inc., la société qu’il dirige, structurée comme un écosystème de plateformes interconnectées, pensé pour fonctionner entre États-Unis, Afrique et Europe.
De la finance institutionnelle à la tech “platform-first”
Le parcours de Lekel Asonganyi est une anomalie productive : une formation économique solide, une immersion dans la finance internationale, puis un virage assumé vers l’ingénierie de systèmes numériques. Diplômé d’un Master en économie à l’Université de Dundee (Royaume-Uni), il débute au Bank of Scotland, où il occupe plusieurs fonctions managériales, avant de rejoindre les États-Unis et de passer par Merrill Lynch.
Cette séquence n’est pas un détour : elle explique une partie de son logiciel de CEO. La finance lui enseigne la discipline, la gestion du risque, la logique des flux, et surtout une réalité : les systèmes ne pardonnent pas l’imprécision. Or, dans de nombreux marchés (particulièrement africains) l’économie numérique se développe encore sur des briques incomplètes : paiement non interopérable, identité peu fiable, accès aux services irrégulier, formalisation des PME limitée, outils institutionnels vieillissants. Taaply naît de ce diagnostic : “Technology should reduce friction, not add to it”, résume-t-il, en posant la simplification comme principe d’architecture.
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