Paulette Fotsing et Patrick Kengne Kamga dévoilent les coulisses d' »Ewusu », première série camerounaise sur Canal+
Le cinéma africain, et plus particulièrement camerounais, connaît une période de renaissance avec la sortie de la série télévisée "Ewusu", la première création originale camerounaise en collaboration avec la chaîne Canal+.
Le cinéma africain, et plus particulièrement camerounais, connaît une période de renaissance avec la sortie de la série télévisée « Ewusu », la première création originale camerounaise en collaboration avec la chaîne Canal+. Cette série marque un tournant majeur dans l’industrie cinématographique locale, franchissant une nouvelle étape en termes de qualité de production et de rayonnement international. Dans cette interview exclusive, nous avons l’opportunité de nous entretenir avec Paulette Fotsing et Patrick Kengne Kamga les fondateurs de Wouri Production et coproducteur d' »Ewusu ». Ils nous révèlent les coulisses de la genèse de ce projet ambitieux, évoquent les défis rencontrés et partagent leurs attentes pour l’avenir de cette série pionnière. Découvrons ensemble comment « Ewusu » redéfinit les standards du cinéma camerounais et ouvre la voie à de nouvelles perspectives passionnantes pour l’industrie audiovisuelle africaine.
Commencez par nous parler des racines de « Ewusu ». Comment est née cette idée de créer la première série originale Canal au Cameroun ?
L’origine d’Ewusu: trouve ses racines dans une vision ambitieuse née il y a sept ans avec Wouri TV, une initiative lancée pour aider les producteurs locaux à monétiser leurs productions à travers notre plateforme de VOD, notre chaîne YouTube, et notre page Facebook, ainsi qu’en développant des partenariats avec des chaînes de télévision. Cependant, nous avons rapidement été confrontés à un défi majeur : la qualité technique de ces productions ne répondait pas aux standards internationaux, engendrant une grande frustration de ma part. Déterminé à surmonter cet obstacle, j’ai entrepris un parcours autodidacte approfondi en audiovisuel, complété par une formation professionnelle d’un an, aboutissant à l’obtention d’un diplôme de monteur audiovisuel, en plus de mon diplôme d’ingénieur en risques industriels.
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