De la banque mondiale à l’agriculture : Manka S. Angwafo, le visage de l’audace
Elle compte parmi les femmes perspicaces qui mènent le changement en Afrique. Manka S. Angwafo est une femme d’action au destin exceptionnel.
Elle compte parmi les femmes perspicaces qui mènent le changement en Afrique. Manka S. Angwafo est une femme d’action au destin exceptionnel. En 2015, cette jeune cheffe d’entreprise a troqué son costume de consultante à la banque mondiale pour les bottes d’entrepreneurs agricoles. Le parcours de la promotrice de « GRASSLAND CAMEROON », particulièrement compétente dans l’analyse de la chaîne de valeur et dans l’amélioration de la gestion post-récolte pour les petits exploitants agricoles intrigue et fascine. Son entreprise propose des services pour améliorer les chaînes d’approvisionnement alimentaire en Afrique grâce à un financement abordable et destiné aux petits exploitants. Le principe est simple : elle aide les petits agriculteurs à avoir accès à un financement à faible taux, leur fournit des formations et du matériel agricole pour booster leur production. En contrepartie, les petits agriculteurs remboursent en céréales au moment de la récolte. S’il y’a un reste, elle le rachète (dans la limite des moyens disponibles) pour revendre à des entreprises partenaires. Une trouvaille qui lui a valu au mois de mai 2019, le prix Afrique Sub-Saharienne au cartier Women’s Initiative Awards (une cérémonie qui récompense annuellement 21 femmes entrepreneures de toutes les régions du monde). À 35 ans, la jeune camerounaise est devenue un véritable modèle de courage et de volonté entrepreneuriale.
C’est loin du confort de la vie métropolitaine que Manka Angwafo a trouvé le sens de sa vie professionnelle. La jeune dame aurait pu se contenter de son travail de consultante à la banque mondiale, mais elle a choisi un autre terrain pour exprimer son talent : celui de l’audace.
C’est à l’âge de 17 ans que celle qui est née d’un père camerounais et d’une mère jamaïcaine, s’envole pour les Etats-Unis pour suivre son cursus académique. Elle s’inscrit à l’Université de Tufts et y obtient deux masters (l’un en Economie et l’autre en Relations Internationales).
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